
Bubba Watson, vainqueur avec la manière dimanche du Masters d’Augusta, pratique un style de jeu à l’instinct qui tranche avec l’académisme et la prudence de certains de ses pairs.
“Mon caddie a toujours appelé ça +Bubba golf+, c’est mon jeu, celui que j’aime”, a dit l’Américain de 33 ans après son premier titre du Grand Chelem. Comme le regretté champion espagnol Severiano Ballesteros ou l’attachant Phil “Lefty” Mickelson, gaucher comme lui, Watson a le don de se mettre dans des situations impossibles et de s’en sortir par on ne sait quel miracle.
Le monde a eu un aperçu de ce golf “made in Bubba” lors du deuxième et dernier trou du play-off qui l’a opposé au Sud-Africain Louis Oosthuizen. Muni de son driver rose fluo, Watson a balancé son coup de départ à droite dans les arbres, sacrifiant presque ses chances de victoire. Heureusement pour lui, Oosthuizen n’a pas beaucoup mieux drivé et son approche est ensuite allée s’échouer en bas du green, laissant à Watson un mince espoir. Alors que sa balle était posée sur un tapis d’aiguilles de pins dans les bois et que sa vue du green était bloquée par les hauts pins de Georgie, l’Américain a utilisé une percée entre les arbres et tapé un fer avec un effet gauche-droite (hook) déroutant pour trouver le green dans une immense clameur.
Un zest de folie, une once de magie et le tour était joué: Watson entrait dans la légende du Masters. Bubba golf !
source: sport.fr