Le rôle du Pro-Enseignant
Par Olivier Gauci, enseignant de golf diplômé d’Etat, membre de la PGA France
Par rapport aux anciens, l’enseignant actuel n’est plus qu’un technicien du swing. Il n’a plus la vocation, la motivation, les vraies compétences pour conseiller au mieux les clubs adaptés aux swings et morphologies des élèves.
De plus, du fait des marques, les clubs ont été standardisés, ce qui limite considérablement les possibilités de choix.
Le prix, les couleurs une petite variante dans les formes de têtes (évidées ou très évidées), et 4 flex sans réelle signification sont les seuls critères de sélection.
Le « merchandising » chapeaute le rôle des pros.
On en arrive à l’aberration suivante : un vendeur non golfeur et/ou un vendeur qui ne connaît pas le swing du client a une plus grande crédibilité que le professionnel de golf !
Mieux vaut alors acheter ses clubs dans une grande surface que dans un pro-shop !
Les marques sont conscientes de notre « non- action » puisque les contrats pros sont limités et très dérisoires (quelques accessoires donnés, des clubs prêtés).
Pourquoi Tom WISHON ?
C’est le plus grand Club-Maker américain, fitter de VERPLANK et du mythique et regretté Payne STEWART. Régulièrement intervenant dans le magazine Golf Digest US, il est reconnu par la PGA et est l’un des rares intervenants à la conférence PGA of Europe 2007.
Les possibilités de réglages sont infinis et passionnants :
- réglage du MOI,
- réglage des poignets en hauteur constante,
- tous les clubs sont équipés de cavités dans les hosels pour lester les clubs,
- les bois peuvent être déclinés demi degré par demi degré,
- tous les shafts du marché sont référencés sur un logiciel mis à jour régulièrement et donnant le profil du shaft (c.a.d son flex au poignet/milieu/tip),
je ne peux énumérer toutes les actions et inter-actions que subit un club de golf, mais sachez qu’il serait trop facile de couper un manche pour le raccourcir….
André THAON, Tom WISHON et moi-même cherchons des Pros motivés et intéressés pour développer des compétences de club-maker.
Qui est André Thaon ?
André est le fondateur de Golf n Swing au Pecq, dans les Yvelines.
Dès 2005, alors que personne ne parlait de fitting, et encore moins de sur mesure, son analyse du marché l’a amené aux constatations suivantes :
- progrès limités, voir inexistants des golfeurs avec des clubs standard, pourtant toujours dernier cri, et frustration grandissante de beaucoup d’entres eux, voir abandon du jeu,
- concurrence à mort entre les marques, pour lesquelles il est crucial de maintenir, et si possible d’augmenter leur part de marché tout en i ne sachant plus comment expliquer la différence entre le driver de l’année dernière et le nouveau (à part le prix et la couleur !), d’où une véritable débauche de nouveaux produits apparaissant et disparaissant à un rythme de plus en plus rapide dans un gâchis particulièrement choquant à notre époque.
Tout cela a poussé André à prendre contact avec Maltby puis Wishon afin d’apprendre le véritable club making (et non les quelques coups usuels de réglage des lies et changement de shafts…) de développer cette activité. Le considérable et grandissant succès qui a suivi a démontré le bien fondé de cette orientation.
L’USGA et St Andrews, ayant limité les champs de tolérance et de distance, il faut maintenant vendre des drivers carrés pour faire du chiffre (une tête de driver devrait donc être aussi stable à l’impact qu’un putter c’est à dire sans torque… ?). Après les carrés, on en voit apparaître des triangulaires, voir hexagonaux, qui vont tous plus loin et plus droit…quant au MOI, il devient par miracle « eMOI » , passant par la seule magie du marketing à la limite de la tolérance. De qui se moque-t-on ?
De mon côté, je n’étais absolument pas capable de conseiller un club puisque tout est standardisé, les lofts des divers se situent entre 9 et 11°….etc.
Il n’y a pas un seul swing mais des swings et des morphologies, âges, sexes, niveaux différents, des méthodes de swing variées (le lancer, le swing non-athlétique, les swings 3 axes, de leviers, d’arc…) or il y aurait 1 longueur de shaft et 4 flexs différents ! C’est une absurdité qui permet de faire écouler du stock en limitant la progression de l’élève et la crédibilité du pro par là-même !!!
Dans les magasins de battes de base ball aux USA, il y a des centaines de modèles différents, pour un jeu d’un beaucoup moins grand niveau de complexité que le golf où c’est presque « taille unique » pour tout le monde. Si c’était des chaussures, elles feraient mal et on les rapporterait. Le problème avec les clubs de golf est que ça ne fait pas mal, mais que l’on joue mal. Comme c’est vendu par des marques au marketing somptueux et omniprésent et joué par des champions dont on veut faire croire qu’ils ont choisi ces clubs (or ils sont payés pour ça leurs clubs n’ont rien à voir avec ceux vendus au grand public), on finit par penser que si on ne progresse pas, c’est parce qu’on n’est pas bon… et on ne remet jamais en cause ces marques si prestigieuses.
Pour ces raisons, je me suis associé à André, ce qui professionnalise encore plus nos méthodes de sur-mesure puisque je porte le label PGA. Il est de ma responsabilité de bien diagnostiquer les principes mécaniques du swing et à André de trouver, à partir d’une méthodologie très stricte et à l’aide des multiples outils informatiques dont il dispose, les shafts adaptés, l’équilibre parfait, la longueur, les lies, les lofts, les grips idéaux, la composition du sac, les caractéristiques de tous les clubs, afin que le matériel de notre client soit optimisé par rapport à ses capacités et lui apporte les meilleurs résultats, ce que je constate systématiquement.
J’ajoute que je vois aussi venir des clients envoyés par André qui, ayant détecté un swing défectueux, leur conseille de venir me voir pour le remettre en place avant de s’équiper sur mesure.
De son côté, André continue sans relâche sa formation auprès mes meilleures institutions américaines.
Au Royaume-Uni et en Suède l’enseignement au club making tient une place significative dans la formation des Pros, et le livre de Tom WISHON « A la recherche du club parfait », fait partie des ouvrages à étudier . En Allemagne il y a plus de 100 clubs makers. Pourquoi ne pas créer au niveau de la PGA France un enseignement spécialisé dans le club-making et le diplôme correspondant ?
Mais l’événement de l’année 2009 est la création, par Tom Wishon, de la méthode Your Fit. Grâce à cette méthode, et en collaboration étroite avec Golf n Swing, les pros peuvent prendre une part très active dans le développement du marché des clubs de golf sur mesure intégral, tant dans l’intérêt évident de leurs élèves que dans le leur propre. En effet, devant l’accélération marquée des progrès de leurs élèves équipés en sur mesure, les pros utilisant cette méthode voient leur réputation grandir et leur activité croître de façon très significative.
Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à me contacter.
Olivier Gauci à oliviergauci@gmail.com et 06 6338 2218
Le rôle de la PGA
J’aimerais que mon association fasse connaître à mes collègues la possibilité de continuer à se former, à dynamiser leur chiffre d’affaires, à utiliser leur haute crédibilité dans le secteur du matériel, à comprendre qu’un club adapté a une incidence directe sur le mouvement (les enfants jouent bien avec des clubs à leur taille même s’il faut changer tous les 2 ans !).
La gazette et/ou Internet sont des outils parfaits pour faire connaître à mes collègues tout ce marché potentiel.
En conclusion, je souligne que ce n’est pas une marque que je vends mais le concept même du véritable « Sur-mesure ». Tom WISHON est tout simplement le club-maker le plus respecté au monde, ses produits, aux qualités de fabrication exceptionnelles, sont totalement dédiés au sur-mesure et le « marketing » n’est pas du tout son objectif. André et moi-même sommes profondément convaincus que nous pouvons redonner un sens au mot Pro-shop.
La PGA Europe a compris l’importance du matériel sur le swing (via la conférence 2007, Malmoë). Je suis persuadé que vous aussi, professionnels de golf, trouvez étrange que l’on puisse vendre un driver plus une série standard pour 2000€, sans jamais avoir vu le swing du client et sans connaître les facteurs d’optimisation que le matériel pourrait apporter en fonction de chaque swing.
Je souligne enfin que de ce « business », qui représente des centaines de millions d’euros, pas un centime ne nous revient et qu’il faut le dire, toutes les publicités cherchent à instiller, inconsciemment, l’idée, qu’il vaut mieux un bon driver que quelques cours de golf. Et vous serez également surpris de voir combien un golfeur libéré du marketing des marques et qui s’équipe en sur-mesure s’intéresse bien davantage au réglage de son swing par son Pro.
Aidez-nous à redonner aux Pros leur rôle dans l’équipement de leur élèves! Olivier Gauci
© 2010 GOLF N SWING

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