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1) Le putting est le seul coup de golf où la tête est complètement fixe :
Le mythe de garder la tête sur la balle est pour beaucoup de joueurs une erreur aux conséquences graves :
Le seul et unique coup de golf où votre tête doit absolument être figée tout au long du mouvement est le putting :



Cette immobilité du haut du corps permet une grande stabilité du golfeur durant toute l’exécution du pendule.
Évidemment la trajectoire et la distance d’un putt n’a rien à voir avec l’exécution d’un swing où plus de 180 muscles se coordonnent afin de faire voler une balle en un minimum d’efforts.
2) Prenez les swings de champions comme exemple :
David Duval et Annicka Sorrenstam sont les parfaits ambassadeurs de cette dynamique des yeux déjà projetés 5-6 mètres au-delà de la balle et bien avant l’impact.
Mais alors pourquoi tant de joueurs photographiés lors de la frappe ont les yeux rivés sur le tee.
Même ces joueurs là ont une tête dynamique mais les photos par définition sont des images figées, il suffit de « shooter » le joueur exactement à ce moment précis et vous pouvez ainsi penser à tort qu’ils n’ont pas quitté la balle des yeux.
3) Pourquoi donc le mythe « garde les yeux sur la balle :
Mais alors pourquoi le conseil du Dimanche reste toujours le même et sur tous les practices du monde « garde la tête sur la balle foutu non de dieu !! »
-1ere raison tu « top » donc tu lèves la tête.
Tout d’abord prenez la position d’impact et essayez de lever votre menton tout en gardant les angles de votre corps et vous verrez que c’est physiquement extrêmement difficile à réaliser.
Ce n’est pas la tête qui se lève quand vous topez mais ce sont les angles du buste au niveau des hanches que vous perdez.
Votre corps se relève ce qui donne l’impression d’une tête qui remonte.
-2ème raison le swing qu’on apprenait jusque dans les années 80 exigeait effectivement de rester longtemps les yeux derrière la balle.
Ballesteros entre autre était un bel exemple de ce type de swing.
Je dis bien était pour plusieurs raisons :
Tout d’abord il ne plus jouer ainsi comme beaucoup d’autres golfeurs à cause d’un mal de dos chronique certainement dû à ce finish aussi élégant que physiquement traumatisant, constatez la cambrure en C inversé au niveau des lombaires.
Effectivement cette tête très fixe lui permettait de prendre la balle légèrement en remontant ce qui était absolument nécessaire lorsque les bois étaient en persimon, les shafts en acier et les fers des lames.
Encore une fois le matériel a fait évoluer le swing :
Si vous voulez mieux comprendre pourquoi les évolutions technologiques du matériel font d’avantage monter la balle, je vous invite à lire les textes sur les profiles des shafts, le centre de gravité en rapport avec les nouvelles grosseurs de tête, pourquoi le succès des hybrides et l’intérêt des « cavity back » sur les fers.
4) Comparons le swing de golf au lanceur :
Premièrement mettons nous d’accord sur votre objectif lorsque vous êtes à l’adresse :
Si votre unique motivation est de toucher la balle alors je m’incline, frappez là en la fixant avec vous deux yeux tout au long du geste.
Si maintenant vous attendez de votre coup que la balle exécute une superbe parabole et pitch le green ou fende en deux le fairway alors là, votre swing devient un lancer et votre tête doit adopter la même dynamique naturelle que lorsque vous faites un ricochet dans l’eau.
Allons encore un peu plus loin, prenez une masse, enfoncez un pieu dans le sol, votre corps ne doit avoir aucun mouvement de rotation ni de transfert, vous conservez une vision binoculaire de votre objectif à savoir le sommet du piquet là où votre masse doit s’écraser avec une force verticale.
A contrario, prenez une balle de golf à la main lancez là le plus loin possible la fin de votre geste est comparable des pieds jusqu’à la tête au finish d’un swing de golf.
Qui a dit que le mouvement de golf n’est pas naturel, en fait tout dépend de l’objectif que vous lui assignez.
5) Les bienfaits d’une tête dynamique :
La tête dynamique favorise un meilleur transfert de poids :
Au sommet de l’élan, le golfeur-lanceur doit déclencher sa descente par le transfert de poids du pied arrière au pied avant.
Ce transfert déclenche les hanches qui vont à leur tour démarrer le buste donc les épaules et les bras (si vous voulez en savoir plus sur le swing de golf téléchargez le cours sur le swing).
Vous ne pouvez plus anticiper l’impact car vous ne savez plus le moment où le club rencontre la balle.
Les doigts ne peuvent plus serrer le grip juste avant la frappe, les poignets restent libres et peuvent donc délivrer toute la vitesse (« le release »).
Mais si on ne vise plus la balle, comment peut-on la toucher !!?
Depuis le sommet de l’élan jusqu’à la descente, votre tête de club subit une accélération de 0 à plus de 150km/h.
A nouveau un choix se faire : ou vous guider ou vous accélérez mais vous ne pouvez pas faire les deux.
Sachez qu’il n’est pas possible de voir l’impact d’une balle dans une tête de club, même une caméra aux 200 images/sec a du mal à saisir ce moment.
Vous visez la balle à l’adresse, la distance, la position de la balle, l’alignement, la posture sont les différents critères statiques qui vous donnerons toutes les chances de toucher cette balle si elle se trouve sur le chemin de votre club.
A nouveau, la fin du geste d’un golfeur-lanceur est le finish (talon arrière soulevé, corps face à la cible, bras en extension).
Pour le golfeur-frappeur la fin du geste est l’impact de la balle.
6) Les risques d’une tête gouvernail du corps :
« Tous systèmes a ses limites.. »
Une tête dynamique a aussi ses inconvénients :
Le risque est un léger « coup d’épaule » qui ramène le club dans un chemin extérieur-intérieur.
La balle partira en trajectoire initiale légèrement à gauche mais néanmoins avec une belle vitesse donc un bon contact.
Autre risque, le « top » mais attention la balle sera longue, roulante et souvent droite donc « une commerciale ».
N’oubliez pas, mieux vaut toper une balle et atteindre le green en roulant (saut si eau évidemment), que de gratter et avoir le divot qui part plus loin de la balle.
7) Comment mettre en place ce système :
Afin d’apprendre à correctement tourner la tête, placez une balle 3-4 mètres sur la ligne de jeu et devant votre balle de jeu.
Ainsi, vous éduquez votre regard à fixer cet objectif intermédiaire dés le début de la descente.
Tout comme un gouvernail, votre tête ne doit pas pivoter violemment mais en harmonie avec un peu d’avance par rapport à votre corps.
Naturellement, sans y penser, vos yeux quitterons l’objectif intermédiaire pour fixer le drapeau du green ou le fairway du par 5 lors de la traversée et du finish.
Olivier Gauci
Pro –enseignant et clubmaker
Membre PGA
Tel 06 63 38 22 18














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